Les visages du courage

Le Défi se présente dans la vie de certains participants à un point tournant, après une longue réflexion. Dans une série de portraits, nous vous dévoilons l’histoire inspirante de participants qui acceptent de témoigner pour expliquer les motivations qui les poussent à passer sous le rasoir.

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Laurie

Le 20 mars dernier, une belle surprise a cogné à la porte des bureaux de Leucan Estrie. C’est avec un sourire immense et des étoiles dans les yeux que Laurie Poulin, qui venait de relever le Défi têtes rasées Leucan, présenté par Proxim est venue remettre 1 152 $ pour la cause.

« Mon objectif était de 400 $ au départ, j’ai été impressionnée par la générosité des gens! L’idée m’est venue au moment où j’ai décidé de me faire couper les cheveux. J’avais envie de sortir un peu des conventions sociales et de passer moins de temps à m’occuper de mon apparence physique. Je me suis rappelé des Défis têtes rasées auxquels j’avais assisté à mon école secondaire. J’ai alors eu l’idée d’organiser une campagne de financement pour amasser des dons pour Leucan. Étant monitrice de natation, les enfants font partie de ma vie et je suis très sensible à la cause. L’expérience m’a transformée, dans tous les sens du mot. Je souhaite participer à d’autres projets philanthropiques et je songe aussi aux voyages humanitaires. »

Marc-Olivier

En prévision de son Défi, Marc-Olivier Labelle Hogue a laissé pousser sa tignasse pendant plusieurs mois. L’objectif? Créer des coiffures loufoques et partager des photos humoristiques pour amasser un max de dons! Mission accomplie pour celui qui a amassé plus de 1 200 $ pour la cause.

« J’ai décidé de participer au Défi cette année, car le 17 avril marquait le cinquième anniversaire du décès de ma mère, suite à un cancer du sein. J’ai voulu marquer cet événement en posant un geste qui profiterait à d’autres. Ma conjointe et moi avons eu beaucoup de plaisir à trouver des idées originales de coiffures qui me permettraient d’aller chercher les gens et de ramasser davantage de fonds! C’est elle qui a été ma coiffeuse durant plusieurs après-midi, afin de mettre au point mes différents panaches. On a réussi à casser le manche d’une brosse! J’ai trouvé encourageant de voir mon réseau contribuer autant pour une cause qui ne les touche pas nécessairement sur un plan personnel. À ceux qui désirent relever le Défi, soyez créatif et impliquez-vous dans la levée de fonds! La mission de Leucan a beau être très sérieuse, rien n’empêche d’avoir du plaisir à l’accomplir! »

Jarunee et sa fille Marine

« J’ai entendu parler du Défi il y a cinq ans, quand ma fille a fait le Défi pour la première fois. Cette fois, j’ai relevé le Défi avec elle, pour souligner mes 50 ans et le fait que je retourne en Thaïlande l’année prochaine. Je voulais faire un cadeau aux enfants malades et remercier la ville où je vis ici, Montréal. Je referais sans hésitation le Défi. Vraiment ça me touche profond dans mon cœur. Je suis fière. Les gens m’arrêtent dans la rue et me disent ‘’ah, vous avez coupé les cheveux?’’ Et je dis ‘’non, j’ai fait le Défi têtes rasées Leucan!’’ C’est pour ça que j’ai encore apporté des sous même après avoir relevé le Défi, il y a des gens qui posent des questions. Faut pas penser négatif. Faut toujours penser positif. Oui je peux le faire. Oui je suis capable. C’est pour les enfants, c’est pour une bonne cause. »

Victor

Victor, 17 ans, a relevé le Défi pour la 9e fois le 15 février dernier. Portrait d’un jeune philanthrope inspirant.

«J’ai relevé le Défi pour la première fois en 3e année du primaire. Ce qui était venu me chercher, c’est que le petit gars sur l’image avait à peu près mon âge. Ma seule façon de pouvoir l’aider était d’être solidaire.Année après année, les gens sont toujours généreux et j’amasse un minimum de 1 500 $ chaque fois. Les premières années, j’étais un peu stressé avant le Défi. Maintenant, quand je le fais, j’ai le grand sourire. C’est tellement gratifiant!Cette année, pour ma dernière année au secondaire, j’ai mis la totale pour ma présentation du projet au directeur de l’école. J’ai fait des recherches sur le nombre d’enfants qui sont atteints, mentionné depuis combien d’années je suis impliqué, expliqué en quoi ça résonne dans la communauté… Il a accepté! Tout comme le comité de parents! Au total, on était 24 à participer et on a amassé 17 000 $!  C’est là que tu vois l’impact que tu peux avoir en faisant les efforts. Le Défi est une expérience incroyable. On se voit à ma 10e participation l’année prochaine! »

M. Yvon Charest

Yvon Charest, président et chef de la direction d’Industrielle Alliance, Groupe financier a relevé le Défi pour la 5e fois cette année. Pour lui, redonner à la société est une priorité. Rencontre avec un homme d’affaires très actif au sein de sa communauté.

« Pour la 5e année consécutive, je suis fier de participer au Défi têtes rasées Leucan. Je fais le Défi pour une raison bien simple, j’ai la chance d’être en santé, comme bien des gens qui  [me lisent] aujourd’hui. Je me dis que quand tu as cette chance, il me semble que tu dois contribuer un peu à la communauté. Honnêtement, aider les enfants non seulement dans leurs traitements, mais aussi les aider à avoir le minimum de séquelles… C’est ça qui me motive. Ne cherchez pas à être remarqué, faites quelque chose de remarquable. »

À la tête d’iA depuis 18 ans, M. Charest prendra sa retraite le 1er janvier prochain. Au nom des enfants atteints de cancer et leur famille, MERCI pour votre précieuse implication.

Visages du courage - Défi têtes rasées Leucan 2017

Yoan

« Pour l’apprendre à mon entourage, je leur ai dit directement que j’avais l’intention de passer cette épreuve-là. C’est quelque chose que je n’avais jamais vécu. Je me suis rendu compte que ça allait plus être comme un défi.»

Yoan voyait un avenir prometteur s’ouvrir à lui en football universitaire. Plusieurs blessures au genou l’ont cependant forcé à arrêter de jouer. Il a relevé le Défi pour officialiser la fin d’une étape importante de sa vie, tout en faisant une différence dans celles des autres…

Avez-vous regardé sa vidéo? Cliquez ici pour la visionner!

 Donald

« Je lui ai promis de continuer son combat, pour qu’un jour, sa maladie ne soit plus une statistique fatale. Qu’on ait au moins une chance.

Le diagnostic de gliome infiltrant du tronc cérébral est tombé le 11 novembre 2015. Ils nous ont dit : “il n’y a rien à faire”. Le choc a été un coup de masse dans le front. J’étais complètement assommé.

Marie-Ange, c’était une première de classe, une athlète, un aimant qui attirait les amis, une leader. “Force et courage”, c’est vraiment elle, ça.

Quand je lui ai parlé de faire le Défi têtes rasées Leucan, elle m’a demandé : “Je vais pouvoir raser tes cheveux moi-même?” Elle m’a fait promettre de refaire le Défi chaque année. Elle sait que certains cancers ne se guérissent pas et que les chercheurs n’ont pas encore trouvé. Ça prend de l’argent pour trouver. Je lui ai promis de continuer…

Ça fait du bien de continuer de combattre pour elle. Elle est à quelque part et voit tout ça. »

Marie-Jeanne

« Au secondaire l’apparence est full importante, mais quand les directeurs ont passé dans les classes pour expliquer qu’une jeune de 4e année du Collège était décédée d’un cancer et qu’ils nous proposaient de nous mobiliser et de faire une activité de collecte de fonds à l’école… l’apparence est devenue secondaire!

[Depuis que je me suis rasé la tête], les gens sont fiers de moi et je suis fière de moi. Ça met le visage en valeur.

Parfois, je me trouve jeune pour faire de grandes choses. […] C’est le fun d’accomplir un geste aussi grand, si jeune! »

Katya

« Au secondaire, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai décidé de le faire pour mon amie qui a eu un cancer et pour mon grand-père qui est décédé d’un cancer. […] À un moment donné, j’étais sur Facebook et j’ai vu une annonce de Leucan. C’est là que j’ai pris la décision de le faire… pour de vrai.

Tout d’un coup, j’ai douté. Qu’est-ce que les gens allaient penser de moi? Tsé, j’allais devenir chauve. Par contre, je voulais faire une différence pour les enfants. Et ça, c’est le plus important, pour moi.

Le Défi, ça l’amène tellement de joie et de fierté! Je me sens solidaire. Une fille a décidé, quand elle m’a vue, de le faire aussi. J’étais vraiment contente. Pis des cheveux, ça repoussent! »

Samuel

« Au début, c’était vraiment [un projet que je faisais] avec mon frère. C’est même lui qui m’a initié au Défi. Puis, après, mes amis ont embarqué et l’ont fait avec moi. […]

Une amie est décédée de la leucémie. J’ai donc décidé que j’allais faire ça pour elle. Pour moi, me raser les cheveux ce n’est pas quelque chose de gros. Si ça peut aider, tant mieux.

Le 28 mai dernier, j’ai relevé le Défi pour une 11e fois! Mon ami Joey l’a fait pour une 9e fois. C’est notre rendez-vous annuel, ensemble.

À tous ceux qui hésitent à le faire, je leur dirais de ne pas avoir peur et d’y aller à fond! »

Estelle

Mme Estelle Brouillard-Neveu, 87 ans, a relevé ce printemps le Défi têtes rasées Leucan en l’honneur de son arrière-petite-fille Mélia.
La foule présente à son Défi lui a offert une ovation, suite au rasage de ses cheveux blancs. À ce moment, elle a fermé ses yeux :

« J’ai pensé que toute cette énergie aiderait mon arrière-petite-fille Mélia dans sa guérison, ainsi que tous les enfants malades du cancer. […] On m’a dit que Mélia avait de bonnes chances de guérison, mais je la trouve si jeune pour se faire soigner ainsi. Elle n’a que six ans. Me faire raser les cheveux, ce n’est vraiment pas grand-chose ».

Fait cocasse, à la veille de son Défi, Mme Brouillard-Neveu a rendu visite à sa coiffeuse. Pourquoi? « Ce n’est pas parce que je vais les faire raser qu’il ne faut pas que je sois belle avant ».

Fonderie Horne

Organisé par René Lavallière, lui qui a vu tout le travail de Leucan, lorsque sa fille a reçu, à l’âge de trois ans un diagnostic de cancer, le Défi têtes rasées Leucan de l’équipe de la Fonderie Horne a souligné sa 10e année d’implication en remettant 27 448, 65 $ à Leucan Abitibi-Témiscamingue.
« Les 70 participants se relancent d’une équipe à l’autre, pour créer une saine compétition entre eux.Chaque année, le nombre de participants et le montant amassé augmentent. Le Défi crée une sacrée belle énergie au sein des employés! Cette année, on a des records à tous les niveaux et nous en sommes très fiers », souligne René Lavallière.
Un merci tout spécial à la direction de la Fonderie qui a ajouté 100 $ à la cagnotte de tous les participants qui ont amassé + de 50 $ en dons pour Leucan 

Maxime Duval-Charland

Maxime, c’est le papa de Thomas, 3 ans,  atteint d’un blastome pleuropulmonaire, un cancer rare touchant les jeunes enfants.
1 semaine avant le Défi têtes rasées Leucan au Centre Vidéotron, Maxime et son équipe ont décidé d’y participer. Résultat : 22 000 $ pour honorer le courage de Thomas.

Voici un résumé de l’année 2016 du petit Thomas.

« L’année 2016 a été très difficile pour notre famille et particulièrement pour notre petit Thomas […] les feux de forêts de Fort McMurray ont chambardé le quotidien de Thomas par la perte de sa maison et la fermeture de sa garderie. Nous avons décidé de revenir au Québec pour être proche de la famille.
L’automne dernier, la grand-maman de Thomas, mamie Lucie, a appris qu’elle était atteinte d’un cancer. Elle est maintenant en rémission.
En novembre, Thomas a été hospitalisé pour une pneumonie. Le lendemain, Elliot, le petit frère de Thomas, est né. Par contre, juste avant Noël, Elliot a fait une hémorragie pulmonaire… Le 21 décembre, l’équipe des soins intensifs a sauvé la vie d’Elliot.
Alors que la vie de Thomas s’apprêtait à reprendre son cours normal, le diagnostic de cancer est tombé. Thomas a débuté sa chimiothérapie le 9 mai. Il est difficile d’expliquer, à un enfant de 3 ans, la maladie et surtout, pourquoi il perd ses cheveux.
Pour aider Thomas à vivre cette autre épreuve, nous, Papi Pierre, mononc’ Philippe, Nathan (le brave petit cousin de Thomas) plusieurs autres personnes et moi, avons rasé notre tête pour Leucan. D’ailleurs, c’est grâce à Leucan qu’aujourd’hui, je suis confiant que mon petit Thomas traversera cette épreuve. »

France

Mathieu, le fils de France, est décédé il y a 20 ans, suite à un cancer pédiatrique. Pour lui rendre hommage, France a relevé, pour une 2e fois, le Défi têtes rasées Leucan, cette fois-ci à la Place Rosemère et en compagnie de son autre fils Jean-Sébastien.

« Son souvenir est éternel, son courage et sa ténacité à vouloir vivre sont incomparables. […] Aujourd’hui, avec l’espoir et la recherche, les enfants peuvent espérer en guérir. Une rémission, une guérison, un avenir… vivre!

Je sais que Leucan contribue à la recherche et offre tout le soutien nécessaire aux enfants et à leur famille afin qu’ils conservent l’espoir, si essentiel à la vie.

Je suis à mi-chemin dans mon objectif de 10 000 $ pour Leucan Laurentides-Lanaudière.

Je compte sur vous. »

Marc-André

Les employés de Proxim, le présentateur du Défi têtes rasées Leucan, se sentent très près de la cause des enfants atteints de cancer. C’est pourquoi, cette année encore, ils ont décidé de se mobiliser et de relever le Défi. Marc-André Lapierre, l’un des propriétaires de la pharmacie PROXIM Lapierre, Lapierre & Patton, nous explique la raison de son implication :

« Nous trouvions la formule du Défi têtes rasées très intéressante puisqu’au-delà d’amasser des sous, nous nous investissons personnellement en posant un geste symbolique pour les enfants atteints de cancer. »

En plus de Marc-André, sept autres employés de la pharmacie PROXIM Lapierre, Lapierre & Patton se sont engagés à relever le Défi. « L’évènement a eu un effet rassembleur sur le personnel. Le jour du défi, plusieurs employés en congé se sont déplacés afin de donner un coup de main et encourager les participants. Nous avons également reçu un appui important de la population. Toute l’équipe est très fière de cet accomplissement, sachant très bien qu’il s’agit d’un petit geste en comparaison à ce que les enfants et leur famille doivent traverser. »

Louis

En plus d’être bénévole à Leucan Mauricie et Centre-du-Québec pour diverses activités, Louis Giroux en est à sa 14e participation au Défi têtes rasées Leucan. Cet homme au grand cœur sait comment allier fidélité et générosité.
« Mon frère est décédé de la leucémie à l’âge de 52 ans. À ce moment-là, je faisais un petit peu de bénévolat à l’hôpital de Québec où il avait séjourné, mais c’était occasionnel. Lorsque j’ai appris que le fils d’une amie était atteint lui aussi, je me suis dit : voilà une cause qui mérite que je m’implique. C’est à ce moment que Leucan est devenue ma cause.
La première fois que j’ai relevé le Défi, en 2004, mon fils était avec moi. On l’a refait ensemble à la 10e édition et en principe, on devrait le refaire ensemble l’an prochain pour la 15e édition. C’est une bonne façon d’aider les enfants qui souffrent, mais aussi la famille. On dit que l’enfant a la Leucémie, mais en réalité, c’est toute la famille qui a la leucémie. »